Jésus reprit la parole et dit :

« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba dans les mains des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups et s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Un Sacrificateur (un chef religieux chargé des sacrifices au temple de Dieu), qui fortuitement descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite (un religieux chargé d'expliquer la loi), qui arriva aussi dans ce lieu, l'ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain (un habitant du nord de la Palestine, méprisant les habitants du sud - là où est Jéricho- et méprisé par eux), qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit. Il s'approcha et banda ses plaies... puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers (une forte somme), les donna à l'hôte (c'est-à-dire au gérant de l'auberge) et dit : aie soin de lui et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour ». Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : « Va et toi, fais de même ».

Que nous apprend ce texte ? Il parle d’une personne qui aide une autre personne en danger de mort. Il ne se connaisse pas. Ils ne parlent pas la même langue, n’ont pas les mêmes coutumes et les mêmes usages. Mais, la vie est précieuse et quelque soit les origines de la victime, le bon samaritain donne de son temps, de son argent pour l’aider.

L’extrait suivant de libération parle des effets de l’ « immigration choisie », qui ont rendus les critères d’obtention du droit d’asile plus sévères :

« Pour les demandeurs d'asile déboutés à peine deux sur dix ont obtenu le statut de réfugié au cours des cinq dernières années, contre neuf sur dix il y a trois décennies­, tout est souvent préférable au retour dans un pays où ils ont été persécutés, où des membres de leur famille ont été tués ou enlevés et où ils savent le sort qui leur est réservé s'ils rentrent. »

http://www.liberation.fr/dossiers/sanspapiers/rebonds/117906.FR.php