Voilà un film que j'ai trouvé digne d'intérêt pour ma culture islamique et qui a continué à me montrer toute la subtilité du monde arabe. J'ai apprécié la mise en évidence du fait qu'une minorité de musulman pratique et oblige la pratique d'une religion fanatique très loin de l'Islam du Coran. Car de nos jours, des raccourcis sont trop vite fait entre Islam et extrémisme religieux. Le mot islamisme à même dérivé dans ce sens, ce que je trouve déplorable.

Mais, ce n'est pas l'objet de mon propos. J'ai été ému par la fin du film. Non pas par la mort de la grand mère de Marjane, mais par son accueil (ou exil) en France. Car je me suis posé une question : avec le durcissement des critères d'obtention de l'asile politique, cette fin aurait-elle été la véritable fin? Nous ne somme plus en 1994, avec un diplôme des beaux arts en poche, elle ne remplie probablement plus les critères. J'ai souffert autant pour le peuple iranien pendant le film que pour le territoire français ancienne terre d'accueil.

Vous auriez aimé une fin où la jeune Marjane soit reconduite par des policiers français à un charter direction l'Iran ?