Delize

A voir également le petit dessin de Me Eolas sur son blog. Il illustre la position très "démocratique" de la garde des sceaux, Mme Daty :

Qui t'a fait roi ? (Me Eolas, le Journal d'un avocat, 06/09/2007)

A lire également dans les commentaires de cette dernière page :

Les propos imputés à ce magistrat (qu'il nie avoir tenu) ne violaient nullement la séparation des pouvoirs, qui n'a jamais consisté à se taire dès qu'un autre pouvoir est concerné (ou alors les questions au gouvernement sont une grave violation de la séparation des pouvoirs. Et quand bien même, cela n'excuse en rien l'énormité des propos tenus par le Garde des Sceaux, qui eux violent directement la Constitution en désignant comme source de la légitimité non pas la souveraineté nationale conférée au peuple français, mais seulement la quote-part ayant voté pour l'actuel président, ce qui exclut les enfants, les abstentionnistes et les électeurs ayant préféré Ségolène Royal. Ce faisant, elle insinue qu'il gouverne au nom d'une minorité (18 983 138 personnes sur 63 195 000) et est donc un despote. Entre un ministre qui tient des propos d'une telle énormité, et un procureur qui aurait dit que les magistrats n'étaient pas les instruments du pouvoir et que ce n'est pas parce qu'un texte sort qu'il faut l'appliquer sans discernement, je trouve le premier nettement plus digne de lazzis et quolibets.

J'en profite pour rappeler l'existence de ce billet sur les liens entre procureurs, juges et le ministre : Un procureur convoqué à la chancellerie (Me Eolas, 30/08/2007). Sa conclusion : "En somme, celui qui a perdu une bonne occasion de se taire n'est pas celui qu'on croit."