La dernière interview d'elle que j'ai pu écouté est celle qu'elle a donné lundi matin dernier sur France Inter :


Pendant 30 minutes, elle a donné son opinion sur les actualités récentes. Une phrase résume bien je trouve son interview : "C'est comme au sport. Quand on a perdu le match, on ne s'incruste pas sur le terrain. On reconstitue ses forces, on se remet au travail. Le moment venu, si je puis être utile...", a-t-elle dit.

Concernant les grèves en cours et à venir, Mme Royal a suggéré à l'exécutif de "rediscuter" avec les cheminots. "On ne peut pas accepter, a-t-elle souligné, que le président de la République multiplie par trois son salaire et demande aux cheminots de revoir à la baisse leurs droits à la retraite. Cela ne va pas. Il faut de la cohérence". Elle a ajouté que le chef de l'Etat avait "dégradé le climat social depuis son arrivé à l'Elysée". Nicolas Sarkozy "se dit que le mouvement de grève est impopulaire, il se dit que les régimes spéciaux sont impopulaires alors on peut aller à l'affrontement".

Elle a estimé qu'il fallait que le PS "se redresse, se fasse davantage entendre", indiquant que pour sa part elle travaillait "à être prête le moment venu" pour être "utile" à son parti. "Les Français pensent que les socialistes se parlent trop entre eux", a-t-elle résumé. Elle s'est refusée une fois de plus à répondre à la question de savoir si elle serait candidate à la direction du parti socialiste. "Les Français estiment que les socialistes parlent trop entre eux, donc je ne veux pas tomber là-dedans", a-t-elle affirmé sur France Inter. Elle a réaffirmé son souhait de créér "à partir du PS, un mouvement politique de masse" à gauche, estimant qu'il "va falloir trancher la question du rassemblement, des altermondialistes jusqu'au centre-gauche". Elle a estimé qu'une telle transformation pourrait attirer "des électeurs, des citoyens qui ne se reconnaissent pas aujourd'hui dans le PS mais qui sont prêts à revenir vers un mouvement politique qui prend en compte un certain nombre de problèmes qui leur tiennent à coeur". "Je pense qu'il y a une urgence, donc il faut travailler, j'y travaille, je suis prête à y travailler avec tous ceux qui le souhaitent pour réfléchir à une autre méthode de fonctionner, de reconstruire un Parti socialiste élargi à toutes les forces politiques qui le voudront".

Concernant la réforme des régimes spéciaux, elle a également accusé le gouvernement de faire preuve "d'arrogance et d'archaïsme", estimant toutefois nécessaire une réforme des retraites.

Même si on ne la voit quasiment plus dans les médias, elle reste présente sur la scène internationale. Lundi 29 octobre, elle a rendu une chaleureuse visite à Cristina Fernandez de Kirchner fraichement élue à la tête de l'argentine. Rappelons tout de même que le président sortant n'est rien d'autre que le mari de Madame de Kirchner, peut-être que Ségolène a rêvé qu'elle aurait pu faire de même avec son François... Ségolène a déclaré à propos de la nouvelle présidente argentine que c'est "Une femme volontaire, déterminée, aujourd'hui élue à la magistrature suprême. Je salue son courage car je sais combien, sous toutes les latitudes, c'est toujours plus dur pour les femmes". Ségolène Royal a poursuivi son périple au Chili pour rencontrer Michelle Bachelet le 31 Octobre.

Ségo est en train de terminer un livre à paraître début décembre qui s'intitulerait "Ma plus belle histoire, c'est vous" et reviendrait sur sa campagne et sa défaite. "C'est à la fois un livre de rire et de larmes. Il y a des moments de grande joie dans cette campagne et de larmes parce qu'il y a la défaite au bout de cette campagne. Il faut le dire pour que cela ne puisse pas se reproduire", a déclaré Mme Royal à France 2. "Je vais m'adresser à chaque Français, ceux qui ont voté pour moi, ceux qui n'ont pas voté pour moi", a ajouté la présidente de Poitou-Charentes à propos de ce livre dont le titre est emprunté à une chanson de Barbara.

Ce livre va-t-il avoir permettre aux socialistes de se sortir de leur crise interne ou va au contraire attisé les tensions.. on devrait en savoir plus dans les semaines à venir ainsi que du destin d'avenir de Ségolène Royal.

Roy