N'ayant pas le temps de réellement me consacrer à ce blog pour cause de combat personne local (j'en parlerai sûrement bientôt tellement je suis amère vis-à-vis de mes élus locaux de tout bords qui ne pensent qu'à leurs postes et carrières), je me fais le relais d'un autre blog.

Je sais que je vous parle souvent de lui pour les droits des étrangers, mais il faut dire qu'il maîtrise son sujet. Je veux bien sûr parler de Maître Eolas et de son blog "Journal d'un Avocat".

Je vous invite à lire le billet dont voici quelques extraits (les parties en gras sont de moi) :

Tenez, voici cet article L. 221-3. [...] Nous sommes dans l'hypothèse d'un étranger qui arrive à la frontière française et aussitôt se jette dans les bras des policiers pour demander l'asile politique. Face à ce dément dangereux qui croit être arrivé dans une terre accueillante, aussitôt, la police lui refusera l'entrée en France, et le parquera dans une zone d'attente. Il est privé de liberté, par une décision d'un policier.

[...]

Je vous rappelle qu'un assassin d'enfants ne peut être retenu par la police que 24 heures, durée renouvelable une fois avec l'autorisation préalable d'un magistrat, durée à l'issue de laquelle il devra avoir été vu par un magistrat qui décidera de son sort dans les 20 heures. Donc 68 heures maximum, avec deux interventions d'un magistrat. Un homme qui n'a rien fait hormis demander sa protection à la France sera privé de liberté 96 heures par simple décision policière sans avoir vu l'ombre d'un magistrat, le procureur étant juste informé de cette mesure, par un simple coup de téléphone généralement, procureur qui n'aura ni le temps ni les moyens de s'interroger sur son bien-fondé. Même le crime organisé est mieux traité. Il faut choisir ses priorités, c'est ce que fait le législateur.

A lire en entier et attentivement pour découvrir que la France ment gentillement à la Cour européenne des droits de l'Hommes (qui l'a d'ailleurs condamnée) et que l'arbre "test ADN" ne faisait que cacher une forêt bien plus vicieuse.

Cela se passe ici : Bilan rapide de la loi Hortefeux (Journal d'un Avocat, 22/11/2007)