La France de demain
 
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Que vaut une maison d'européen en vies africaines ?

On apprend ce jour que la Banque Centrale Britannique vient de débloquer 60 milliards d'euros pour aider les banques dans la tourmente de la crise des subprimes.

Ces chiffres donnent le tournis, surtout quand on les compare aux malheureux 200 millions de dollars d'urgence versés par les USA pour la crise alimentaire mondiale ou encore au doublement de l'aide de la France dans le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) pour arriver au montant fantastique de... 63 millions d'euros.

On y apprend d'ailleurs que la France est un mauvais payeur auprès du PAM avec un peu glorieux 18è rang.

Personnellement, cela me choque qu'on puisse débloquer si facilement des centaines de milliards pour aider des banques qui se sont brulées les ailes avec la spéculation et qu'on soit incapable d'aider des millions de gens qui sont sur le point de mourir de faim. D'où ma question : combien de vies africaines vaut mon appartement acheté à crédit ?

 
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Commentaires
1.   subprimes  ›  samedi 25 juillet 2009 à 17:37

Crise des subrimes : une explication simple pour ceux qui essaient encore de comprendre. (inspiré d'un blog)

Alors voilà,

Me Ginette a une buvette à Bertancourt, dans le Nord (ch'ti).

Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses très fidèles clients, tous "alcoolo", et tous au chômage de longue durée.

Vu qu'elle vend à crédit, Me Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, elle peut même augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon de rouge.

Ses créances deviennent assez importantes, mais elle tient (toujours/encore)

Max, jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "créances" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Me Ginette (il ignore ou pas qu'il a des dettes d'ivrognes comme garantie).

Au siège de la Banque, des "Traders" avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre, non sans expliquer que ces "actifs" ont en réalité, 10 fois leur valeur annoncée : c'est sans danger.. La Banque récolte ainsi (n) fois la créance de Me. Ginette.

Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous, mais sur-côtées à chaque transaction (les ardoises des "alcoolo" de Me Ginette).

Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de plus de 80 pays.

Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les "alcoolo" du troquet de Bertancourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes ..

La buvette de Me Ginette fait faillite, Max a été viré, les "traders" ne sont pas inquiétés, pas plus que le grands "pontes" de la Banque.

Maintenant je lance le jeu de piste :

OU EST PASSE LE POGNON ? le premier qui trouve a gagné !

 
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