La France de demain
 

Carte d'identité électronique : inviolable ?

Le Gouvernement Britannique est en train de tester une carte d'identité électronique réputée inviolable. Vraiment ? On apprend ce jour qu'il n'aura fallu que 12 minutes pour la pirater : oui, 12 minutes !

[...] A l'aide d'un simple téléphone Nokia embarquant un logiciel de lecteur de puces RFID, le hacker a pu récupérer les informations numérisées de l'étudiant et les transférer sur une carte vierge utilisée par l'une des sociétés de transport londoniennes. En douze minutes, la carte originale fut donc clonée. [...]

Plus de détails ici : La nouvelle carte d'identité britannique déjà hackée (Clubic, 07/08/2009)

Que peut on récupérer sur ces cartes ? Tout simplement les caractéristiques physiques, les empreintes digitales, le statut d'immigration, l'adresse postale, le numéro de sécurité sociale, etc. Bref, tout ce qu'il faut pour s'emparer de votre vie.

En quoi cela nous concerne ? Tout simplement car dans un souci de sécurisation ou de modernisation de la société, on nous met en place des outils qui sont de véritables dangers pour nos vies privées. La France est en effet concernée car un projet de carte d'identité est en cours, et les passeports biométriques sont déjà là.

Mais bon sang, pourquoi mettre une puce RFID sur ces cartes d'identités ou passeport ? Pourquoi avoir besoin de les lire à distance ? Une puce à contact classique (comme votre carte bleue) suffirait largement lors d'un contrôle de police ou de douane. Introduire la lecture à distance facilite grandement le piratage car on peut vous voler vos informations sans qu'on ne se rende compte de rien.

J'ai l'impression que nos politiques ont envie de faire moderne et se lancent dans ces projets sans se rendre compte des problèmes de sécurité que cela peut poser à terme. Cela me rappelle mes billets sur des thèmes similaires :

 

JO : la France a des leçons à prendre de l'Australie

Lors de la visite de la flamme Olympique à Paris, les "hommes en bleus" chinois ont mené les opérations, commandant nos services de Police, choisissant quels étaient les journalistes qui n'avaient plus le droit de citer[1] et arrachant des drapeaux tibétains.

L'agence de presse AP nous apprend qu'il en sera tout autre en Australie :

Ted Quinlan, le chef de la sécurité du relais [de la flamme olympique] à Canberra, a réaffirmé que les “hommes en bleus” [les membres des services spéciaux chinois chargés d'escorter la flamme] n'auront aucune responsabilité dans cette sécurité.

« La réponse est non. Ils n'auront aucune responsabilité et, en fait, ils pourraient faire l'objet d'une arrestation si jamais ils portaient la main sur quelqu'un », a souligné Quinlan à la radio Australian Broadcasting Corp (ABC).

Bravo à l'Australie, eux ont au moins le courage de rester droit et logique avec eux même. Honte à la France.

Notes

[1] Il me semble que c'est un reportage d'Envoyé Spécial qui montrait des journalistes chinois, trouvant que leur collègue français devenait gênant, ont averti les officiels chinois. Ceux sont ont alors donné l'ordre à la police française de débarquer le journaliste du cortège officiel. Les policiers se sont exécutés malgré que le journaliste français ait été parfaitement en règle. Ils ont avoués, en caméra caché, que le problème venait du fait que c'était les chinois qui commandaient.

 

Bilan rapide de la loi Hortefeux

Et si les tests ADN avaient fait oublier l'essentiel ?

 

L'amendement ADN désavoué par le CCNE

Un organe officiel de l'Etat condamne les tests génétiques : "L'inscription dans la loi d'une identification biologique réservée aux seuls étrangers est en contradiction avec l'esprit de la loi française."

 

Non aux tests ADN

A gauche comme à droite, la gronde monte.

Mise à jour avec la pétition du collectif "Sauvons la recherche"

 

Et une société policière pour la France, une !

Est-ce ce genre de société que vous voulez pour vos enfants ? Moi, non.

 

Vidéo surveillance à tous les étages

Big Brother is going to watch you...

 

Augmentation de la vidéo surveillance

Débat autour de l'augmentation du nombre de caméras en France. Vers un modèle anglais de type "big brother" ou vers un modèle canadien "raisonnable et respectueux" ?